D’après les enquêtes de plusieurs experts occidentaux, L’Afrique sera au centre de l’attention, dans les cinquante prochaines années.
Le continent se démarquera par une forte démographie, constituée principalement de jeunes en âge de travailler.
Selon Diego Masi, ancien politicien italien et entrepreneur dans le domaine de la communication:
- en 2075, la population africaine sera estimée à 1500 millions de jeunes en âge de travailler.
- en 2100, ce chiffre atteindra 2,5 milliards d’africains, âgés en moyenne de 35 ans.
Diego Masi vit au Kenya, depuis plus de 20 ans avec sa famille. Il a crée l’association Alice for Children et oeuvre dans le domaine de l’éducation.
Son dernier ouvrage s’intitule, Il secolo africano: la vera ricchezza sono i giovani ( le siècle africain: la vraie richesse, ce sont les jeunes ).
Nous avons décrypté cet ouvrage, dans des vidéos disponibles sur notre chaîne youtube, aux liens ci-dessous.
Le boom démographique des cinquante prochaines années, mettra l’Afrique au centre de l’attention.
Tous les regards seront tournés vers ce continent, à cause de la jeunesse de sa population.

L’occident par contre, deviendra un continent de vieux.
Le phénomène du vieillissement de la population occidentale, est déja visible dans plusieurs pays européens.
Nombreux sont les couples occidentaux, qui décident de ne pas faire d’enfants.
Les raisons à la base de cette décision sont: la perte de valeurs dans la société, le système éducatif de plus en plus défaillant et la baisse de la qualité de vie.
L’Asie, qui est actuellement le continent le plus peuplé, restera peuplé, mais avec une population moins active.
1- Synergies Diaspora-Afrique
Ce boom démographique à venir, est un signal d’alerte pour L’Afrique et sa diaspora. Les leaders africains devraient mettre l’accent sur la création de richesse et le transfert de connaissances.
Ils devraient créer des banques d’investissement locales, afin de financer les entrepreneurs locaux.
Le manque de capital est un gros frein à la création d’entreprises en Afrique.
Les communautés étrangères qui s’installent sur le continent, ont l’avantage de venir avec de gros capitaux.
Par contre, le manque d’accès au capital, démeure un obstacle, pour les entrepreneurs africains.
Je n’ai rien contre les communautés étrangères, mais il est temps que l’africain occupe la première place dans l’économie de son pays.
Nous devons arriver au point où, les secteurs stratégiques de l’économie, appartiennent uniquement aux africains et non aux étrangers, comme c’est le cas actuellement, dans plusieurs pays.
Ce qui représente un gros danger, pour les générations futures.
Lire aussi: Back to Africa: pourquoi la diaspora échoue en Afrique ?
Des politiques de retour en Afrique, doivent être mises sur pied, afin d’accélérer le transfert de connaissances.
Les gouvernants devraient encourager les synergies diaspora-Afrique et encadrer les collaborations.
Ces synergies entre le know how local et l’expertise de la diaspora, pourraient produire non seulement, des résultats surprenants, mais aussi rapides, sur les politiques de développement en cours.
La Diaspora africaine constitue une ressource importante et un lévier économique à ne pas négliger. Elle a beaucoup à apporter à l’Afrique.
En plus, elle a l’avantage d’avoir un accès facile au capital.
2- Qui aura la grosse part du gâteau en Afrique ?
Plusieurs économies d’Afrique sont majoritairement entre les mains de communautés étrangères ( français, hollandais, libanais, chinois ).
Si rien n’est fait, le même scénario risque de se répéter, dans les cinquante prochaines années.
2-1) L’Afrique, paradis des étrangers ?
L’arrivée massive de peuples étrangers ( asiatiques et occidentaux ) en Afrique n’est pas hasardeuse.
Ils ont tous compris que le futur se jouera en Afrique et préparent leur descendance, à garder la grosse part du gâteau.
Si la communauté africaine ne met pas sur pied des stratégies, dans cinquante ans, cette Afrique sera le paradis des autres et nos descendants seront au second rang.
Les communautés étrangères, installées sur le continent, ont des points en commun: elles sont unies, organisées et ont une vision sur le long terme.
Ces caractéristiques qui constituent la force et déterminent la puissance de ces communautés, sont une faiblesse pour les africains.
L’Afrique est désunie, distraite par les conflits tribaux, caractérisée par l’improvisation et les visions à court terme.
2-2) L’urgence de la chasse aux cerveaux africains
Les communautés occidentales et chinoises, bien implantées en Afrique, sont très avancées dans la technologie.
C’est la raison pour laquelle, en contrepartie de leur expertise, les gouvernants en manque de stratégie, signent des accords loin d’être avantageux pour l’Afrique: contrôle de secteurs stratégiques, acquisition de terres appartenant aux autochtones, locations de terres sur 50, 70 ou 100 ans.
Ne soyons pas dupes ! Les professionnels occidentaux ou asiatiques à qui les dirigeants africains font appel, travaillent aussi pour l’intérêt de leurs nations.
Si l’occasion leur est donnée, ils n’hésiteront pas à faire passer les intérêts de leurs nations, avant ceux des nations africaines pour lesquelles ils travaillent.
Pour preuve, les cas d’abus de sociétés asiatiques ou européennes sont légions en Afrique ( trafics, évasion fiscale, fraudes ).
Pour renverser la donne, les leaders visionnaires devraient opérer une chasse aux cerveaux africains, peu importe où ils se trouvent, afin de se défaire de la dépendance aux autres.
La diaspora est constituée d’africains brillants, qui ont accumulé des années d’expérience, dans de différents domaines.
Si les leaders africains n’hésitent pas à débourser des millions pour appeler des experts étrangers, qu’ils en fassent de même pour les africains.
La fuite des cerveaux africains a longtemps bénéficié à l’occident. Il est temps que ces cerveaux reviennent et fassent briller le continent !

Du 26 octobre au 8 novembre 2025, 700 afrodescendants séduits par le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, étaient présents au Burkina faso, dans le but d’investir.
Le capitaine Ibrahim Traoré en guise de reconnaissance, a supprimé les frais d’obtention de la carte de résident, pour ces 700 afrodescendants et leur a assuré, qu’il veillera à la sécurité de leurs investissements.
Au Mali, le gouvernement est entrain de construire, des logements sociaux pour la diaspora malienne, afin de leur assurer un retour digne.
Les africains doivent se battre pour avoir la grosse part du gâteau dans leur continent, au risque de voir l’Afrique recolonisée.
Les communautés étrangères, n’ont pas l’intention de laisser les richesses de l’Afrique défiler sous leurs yeux, sans s’en accaparer.
2-Les défis des leaders africains
Afin que les africains soient épanouis sur leur continent et soient les principaux bénéficiaires de ses richesses, les leaders africains doivent:
- Créer des modèles économiques durables, afin que l’africain ne dépende plus des puissances étrangères.
- Adopter des modèles de sociétés éthiques et se débarasser des modèles destructeurs de valeurs qu’ils soient endogènes ou importés.
- Mettre sur pied des plateformes pour recruter les talents africains. Au Burkina Faso, la plateforme fasoandube, est une initiative présidentielle qui vise, à attirer les talents africains, sur le continent et dans la diaspora.
- Assurer la souveraineté spirituelle du continent. Aucun peuple ne reste souverain, s’il dépend spirituellement, des peuples qui l’ont réduit en esclavage.
L’africain des cinquante prochaines années, ne doit être ni le suiveur, ni le soumis, mais celui qui mène la danse.







